Parcs Nationaux visités
Les parcs et les réserves naturelles représentent 8% du territoire national. Ils jouent un rôle majeur dans la préservation de l'environnement et contribuent de manière significative à l'essor touristique. Les Parcs Nationaux sont gérés par la Direction des Parcs Nationaux du ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels du Sénégal. Lors de mon séjour, j'ai eu l'occasion de me rendre dans certains d'entre eux grâce à l'aide des responsables des parcs, des agents de terrain et de l'intérêt que je porte à l'ornithologie. Cliquez sur les photos ci-dessous pour accéder aux galeries correspondantes. |
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Parc National du NIOKOLO KOBA ou Complexe écologique de NIOKOLO-BADIAR
Parc National des Oiseaux du DJOUDJ
Parc National des ILES MADELEINE
Parc National de la LANGUE DE BARBARIE
Réserve de Faune de GEUMBEUL
Réserve Ornithologique de Kalissaye
Mangrove de Kassel
Parc National des Oiseaux du DJOUDJ Le Parc National des Oiseaux du Djoudj, à 60 km de Saint-Louis, est un site exceptionnel qui s'étend sur 16 000 hectares dans le delta du Sénégal. Il doit son nom à un bras du fleuve Sénégal, le Djoudj. Cette cuvette est la seule contrée verte du Sahel et est composée de lacs et de marigots, de gués et bancs de sable, de roselières,… Première zone humide d'importance au sud du Sahara, le Parc National du Djoudj est essentiel pour l'hivernage des migrateurs européens. De par sa position géographique, le PNOD constitue l'un des tous premiers refuges pour ceux-ci après la traversée du Sahara. |
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Parc National des ILES MADELEINE Un coin de paradis à Dakar. Ce Parc est le plus petit Parc National au monde. D’une superficie de 45 ha (dont 14 hémergés), ce Parc situé à environ 3,8 kilomètres au large de Dakar comprend la grande île (l'île aux serpents), les îles Lougnes ("qui affleurent en Lébou) et une partie de la mer qui s'étend sur 50 mètres à partir des îles. Ce sont de petites îles volcaniques inhabitées avec des falaises abruptes à couverture steppique en milieu marin. Réserve ornithologique depuis 1949 et reconnue officiellement en juin 1964, cet espace protégé a obtenu le statut de parc national en janvier 1976. Sa candidature à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco a été soumise en 2005. Sur les 6 parcs nationaux, c’est le seul à vocation de sauvegarde de la ressource ichtyo-biologique. Le parc permet la sauvegarde d'une faune ichtyologique particulièrement abondante des fonds marins rocheux peu profonds. La pêche y est donc totalement interdite mais comment arriver à surveiller en permanence le site ? La diversité de l’avifaune n’est pas exceptionnelle si ce n’est le très rare Phaéton à bec rouge Phaeton aethereus mesonauta. Cet oiseau pélagique d'une beauté exceptionnelle, dont on a fait l'emblème de ce parc, ne niche plus que dans trois sites au monde : les îles de la Madeleine au Sénégal, les îles Asunción et les îles du Cap Vert. Sa survie est toujours critique puisque qu'il ne pond qu'un oeuf par an que le couple couve pendant deux mois. Des formes de végétation uniques telles que la steppe à Andropogon gayanus (graminée vivace), Brachiaria distichophylla (graminée sahélienne) et Bothriochloa intermedia (toujours une graminée =Caucasian bluestem) y sont présentes. On y trouve également des peuplements de baobabs nains, endémiques de l’île. Plus qu’un Parc Naturel, le PNIM est un site culturel pour la collectivité de pêcheurs Lebou : il abrite le génie protecteur « Ndoek-Daour » de la ville de Dakar dans la tradition Lebou. |
Parc National de la LANGUE DE BARBARIE & Réserve de Faune de GEUMBEUL Parc National de la Langue de Barbarie Le Parc national de la Langue de Barbarie est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Saint-Louis du Sénégal vers l'embouchure du fleuve Sénégal. C'est une réserve ornithologique de 2000 hectares qui s’étire sur 15 km de long avec une largeur de près d'1 km entre le fleuve Sénégal et la mer. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, le PNLB a été créé en 1976 ; il comprend l'estuaire du fleuve Sénégal, l'extrémité sableuse de la Langue, les marigots bordant le continent ainsi que deux îlots situés au milieu du fleuve. La partie exposée à la mer est constituée de dunes fixées par des Filaos Casuarina equisetifolia (=Pin australien, espèce xénophyte originaire de Malaisie et d'Australie). La plage constitue une zone de ponte pour les tortues marines. Par endroit, on peut encore retrouver des restes de mangroves (Avicennia uniquement) à l’état de reliques. De nombreuses espèces d'oiseaux se retrouvent au PNLB qui est d'ailleurs connu pour ses Laridae (Sternes, Guifettes, Goélands et Mouettes). En 2003 un canal de délestage de 4 mètres a été ouvert pour sauver Saint-Louis des inondations. Depuis, la Langue de Barbarie est divisée en deux. Malheureusement cette brèche s'agrandit constamment et s'étend maintenant sur 900 mètres compromettant sérieusement l’avenir du Parc. En savoir plus sur ce problème de brèche ici. La Réserve spéciale de faune de Guembeul Cette réserve est une réserve naturelle privée, située à 10km au sud de Saint-Louis, non loin du PNLB. Créée en 1983, elle a été classée zone humide d'importance internationale par la convention Ramsar en 1986. D’une superficie de 720 ha dont 200 ha pour le lac central, elle est entourée d’une clôture périphérique de 12 km, ce qui a favorisé la régénération des savanes à Acacia.
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La réserve ornithologique de KALISSAYE et les mangroves de KASSEL/KAFOUNTINE Ces deux zones voisines sont proches de l'Aire Marine Protégée d'Avéné qui s'étend le long de la côte depuis Kafountine jusqu'à Niafarang. Cet espace protégé s'étend jusqu'à une dizaine de km de la côte. Voir le site du programme GIRMac. La réserve ornithologique de Kalissaye La ROK est une petite réserve naturelle de 16 ha située à l'embouchure du marigot de Kalissaye, au milieu du delta du fleuve Casamance. Elle est difficilement accessible en raison des troubles dans la région mais cela change vite. Les mangroves de Kassel Les mangroves de Kassel/Kafountine sont remarquables par leur état de conservation. Certains palétuviers Rhizophora y atteignent 20 m de hauteur. Dans ces mangroves se trouve l’île de Kassel dans un méandre d’un bolon. Elle est un peu plus grande que celle de Ziguinchor voir ici et occupe une superficie d’un peu plus de 3,2 ha et est composée de Rhizophora de grande taille, de 4 m à plus de 10-15 m, très dense contrairement aux palétuviers de Ziguinchor qui sont beaucoup plus petits et plus lâchement répartis. Cette île est le support d’une vaste colonie d’oiseaux : Pélécaniforme et Ardeidae (voir TFE). L'île de Kassel serait considérée comme une réserve ornithologique spéciale (difficile d'en trouver le vrai statut). Des projets de protection plus stricts de cette île existent actuellement mais végètent par manque de moyens, par la situation politique du site,... Un autre projet est la mise en réserve Biosphère (MAB) de l'ensemble de l'embouchure du fleuve Casamance, ce qui reprendrait le Parc National de Basse-Casamance (aujourd'hui toujours inaccessible), Kalissaye, Kassel,... |