Les Mangroves en Basse-Casamance

SOURCE : Plan National d'Aménagement du territoire (1985), Carte du couvert végétal, projet USAID/RSI No 685-0233, République du Sénégal
|
La mangrove est un milieu azonal, une formation ripicole pantropicale localisée caractéristique de tous les écosystèmes des côtes à delta soumises aux marées des régions intertropicales. Plus précisément, la mangrove est l’association de plantes arborescentes et arbustives caractérisée par des adaptations morphologiques et/ou physiologiques leur permettant de survivre dans un milieu instable influencé périodiquement par les eaux saumâtres ou marines. Elle se développe dans les zones où la température minimale du mois le plus froid est supérieure à 16°c et où la salinité varie entre 0 et 90 ppt.
La superficie occupée par les mangroves dans le monde décroît assez rapidement, au rythme de 1.1% en Asie à 0.7% en Amérique latine et en Afrique. Comparée aux autres types de végétations tropicales, la mangrove compte peu d’espèces végétales et toutes sont adaptées à ce milieu ultra-sélectif. C’est ainsi que se retrouvent une cinquantaine d’espèces dans les mangroves indiennes ou malaysiennes alors qu’il n’y en a qu’une dizaine en moyenne pour les autres régions du monde et seulement 7 pour l’Afrique de l’Ouest . Les utilisations traditionnelles de cet écosystème sont restées longtemps sans grand impact sur les ressources. Ce n'est que récemment, du fait de pressions anthropiques croissantes, qu’il a commencé à subir de fortes dégradations aux conséquences plus ou moins importantes ; depuis une érosion côtière accrue à une diminution des rendements de pêche. Le développement économique des zones littorales, la conversion en bassins aquacoles ou en terres pour l'agriculture (rizières) sont les principales causes de la disparition des mangroves au niveau mondial. D'autres activités telles que le prélèvement de bois de feu pour les villes côtières ou la construction de barrages contribuent à provoquer un recul souvent irréversible de cet écosystème. Les mangroves du Sénégal – cas de la Casamance
Au Sénégal, les mangroves occupaient en 1990 un peu moins de 300.000 ha. Celles-ci sont localisées au débouché des grands fleuves que sont le Sénégal, le Saloum et le Casamance, ce premier n’en possédant qu’une très faible part. Le taux de régression des mangroves pour l’ensemble du pays peut être estimé à 4,5 % pendant la période 1980-95. En ce qui concerne la Casamance, la mangrove aurait régressé de 10 à 50 % de sa superficie originelle pendant les années 1970 à 1990, ce qui serait essentiellement lié à l’augmentation de la salinité qu’aggravaient par endroit les coupes abusives. Les mangroves occupent l'estuaire de la Casamance sur environ 130.000 ha. Elles s'étendent de la frontière de Guinée-Bissau au sud jusqu'à Diouloulou au nord et occupent une bande importante sur la rive nord du fleuve qui s'amenuise après Ziguinchor pour n'apparaître que sur des îlots ou en minces rideaux le long des rives jusqu’en amont de Sédhiou. Sur la rive sud du Casamance, les mangroves sont moins étendues. Au début du 20ème siècle, d’importantes superficies de mangroves ont été exploitées en Casamance pour alimenter en bois de chauffe et en charbon de bois la population locale mais aussi les centres urbains du pays. En 1942 par exemple, 2.500 tonnes de bois de palétuviers ont été exportés sur Dakar et 6.000 tonnes en 1943. L’exploitation était telle qu’elle permettait également l’exportation du charbon de bois vers l’extérieur : Marseille, Alger,… Les coupes pratiquées étaient des coupes étocs sur de grandes superficies (il était possible d’apercevoir Tobor depuis le port de Ziguinchor après celles-ci). Face à cette situation et compte tenu de la spécificité et de la fragilité de cette formation végétale, les mangroves ont été classées en 1945 par l’Arrêté n°3433 SE/F du 12 novembre. Elles bénéficient depuis du statut de "forêts classées".
Pendant les dernières décennies, la sécheresse et ses conséquences sur le sol ont été la cause majeure de la régression des mangroves. Entre 1969 et 1985, environ 70 à 80% des palétuviers auraient ainsi disparu. Actuellement, depuis l’augmentation de la pluviosité depuis la fin des années ’90, une reconstitution progressive a été observée sur quelques sites. La mangrove : un écosystème particulier
La morphologie et la topographie des mangroves sont en étroite relation avec la marée. Se distinguent ainsi trois étages :
Ces dépôts de vases comportent une slikke de poto-poto (vase molle) découverte à marée basse et colonisée par la mangrove. En arrière de celle-ci, se retrouve souvent le schorre, c’est à dire les dépôts vaseux mieux égouttés, soit stériles, soit couverts d’une végétation herbacée. Les mangroves du Sénégal sont avant tout caractérisées par le rôle prépondérant que jouent la salinité et la teneur en souffre de leur sol dans la pédogenèse. Ces sols de mangroves présentent la caractéristique d’avoir un important taux de souffre sous forme de pyrite et sont appelés « sols sulfatés acides » bien que ces sols soient en réalités fort variés.
Le pH normal des mangroves est proche de la neutralité avec des variations saisonnières. De manière simplifiée, nous pouvons dire que le pH est sous l’influence de l’alternance saisonnière d’engorgement et de dessiccation qui modifie le potentiel d’oxydo-réduction, favorisant alternativement l’un ou l’autre phénomène. Comme pour la salinité, le problème de la sécheresse a modifié ce schéma et provoqué une acidification accrue. La baisse du pH entraîne la libération d’aluminium par les argiles qui peut repasser dans l’eau libre, abaissant davantage leur pH et pouvant exercer une action phytotoxique non négligeable. La salinité, l'acidité et la toxicité alumino-ferreuse constituent les principales contraintes des sols sulfatés acides qui peuvent de la sorte devenir stérile. Après ces dernières décennies "sèches", il apparaît donc aujourd’hui que l’acidité, si elle est toujours potentielle dans les mangroves et spectaculaire à ses débuts, est aujourd’hui masquée par une salinité extrême qui affecte tous les niveaux des bassins fluvio-marins avec parmi les conséquences les plus visibles :
Les forêts de mangroves ont une structure relativement simple, le nombre de strates étant la plupart du temps réduit à une seule. Les mangroves sénégambiennes sont des mangroves de type "atlantique", caractérisées par leur pauvreté en espèces végétales, soit 6 espèces de palétuviers pour tout l’Ouest africain : Rhizophora harrisonii, Rh. mangle, Rh. racemosa (les palétuviers "rouges"), Avicennia nitid (palétuvier "noir"), Conocarpus erectus (palétuvier "gris")et Laguncularia racemosa (palétuvier "noir").
Les sols étant engorgé d’eau la majeure partie du temps, ils sont de ce fait anaérobies. Ce problème de l’anaérobie du milieu est résolu par la présence de racines aériennes (rhizophores et pneumatophores) spongieuses possédant de nombreuses lenticelles facilitant ainsi les échanges gazeux. Les Rhizophora (Rhizophoridae), ou palétuviers rouges, sont des palétuviers caractérisés par leurs nombreuses racines « échasses » aériennes en forme d’arches, les rhizophores, issues du tronc ou des branches. Ces racines, fortement subérisées et imperméables permettent d’une part l’encrage et la stabilité de l’arbre dans un milieu vaseux et d’autre part une respiration optimale. Les Rhizophora supportent une salinité de 0 à 65 g/l. Les fruits sont appelés des propagules et sont vivipares, la plantule se développant avant la chute du fruit en se servant de celui-ci comme support. Avicennia nitidae (Verbenaceae), ou palétuvier blanc, est un palétuvier de plus petite taille au feuillage gris-vert. Cette espèce possède un tronc unique d’où rayonnent des racines traçantes dont les nombreux pneumatophores, à géotropisme négatif, forment un tapis continu sous le peuplement dépassant les sédiments d’un vingtaine de cm. Ces racines aériennes à port de stalagmite possèdent de nombreuses lenticelles assurant les échanges gazeux. Les feuilles excrètent le sel et en sont de ce fait souvent couvertes. Avicennia supporte des salinités plus élevées que les Rhizophora, jusqu’à 90 g/l, ce qui explique sa position dans la zonation des mangroves.
Dans l’ensemble, les palétuviers sont de taille moyenne avec une hauteur de 2 à 15m, Rhizophora racemosa étant le plus grand, certains pouvant atteindre 30 m comme il est possible de le voir par endroit sur la rive gauche du Casamance entre Kaffoutine, Kalissaye et le marigot de Diouloulou (Manay com. pers., obs. pers.). Chez les palétuviers, l’hydrochorie est de règle, l’eau assurant la dispersion des propagules et des fruits qui peuvent résister à la dessiccation et entrer en dormance pendant plusieurs semaines ou mois jusqu’à rencontrer les conditions optimales de croissance. Des berges au rebord des plateaux ou des terrasses, il existe une zonation caractéristique de la végétation liée à la topographie, à la fréquence des submersions, soit par les marées, soit par les pluies et donc à la salinité. Il existe différents types de séquences propres à chaque région et qui peuvent évoluer dans le temps avec les conditions climatiques.
Actuellement, principalement suite aux problèmes de sécheresses des dernières décennies, cette séquence-type est rare et, en 1985, elle ne se trouvait déjà plus que sur la rive gauche du fleuve ou encore dans la vallée de Kamobeul. C’est la bande à Rhizophora sp., plus sensible qu’Avicennia à la salinité, qui a été la plus atteinte. Reste à leur place une zone de tanne inondée ou une mangrove dégradée.
Le milieu mangrove se caractérise par une forte hétérogénéité spatiale grâce aux importants entrelacs formés par leurs racines échasses et pneumatophores, ce qui constitue un habitat de choix à de nombreux mollusques parmi lesquels Crassostrea gasar, Brachidontes niger, Chihamalus rhizophorae, Tympanotonus fuscatus,… et des crustacés dont Uca tangeri, Sesarma elegans, Cardisoma armatum,... Ces deux derniers groupes sont, en termes de biomasse, les animaux les plus importants. Cet habitat constitue également une importante zone de frai pour beaucoup d’espèces de poissons et offre de nombreuses ressources alimentaires aux alevins, constituant ainsi une véritable nurserie. Il assure également une protection contre les prédateurs et amorti les perturbations physiques liées à l’activité hydrodynamique des marées. Au niveau de la faune ichtyologique, les eaux saumâtres tropicales sont essentiellement composées par des espèces euryhalines à affinité marine mais aussi, dans une moindre mesure, par des espèces dulcicoles qui pénètrent dans les eaux peu salées. Les poissons marins tropicaux sont moins sensibles aux variations de salinité que les espèces dulcicoles généralement très sensibles. L’importance de l’écosystème mangrove pour les espèces marines tropicales est incontestable puisque plus de 80% de celles-ci séjournent à un moment de leur vie dans les estuaires de ce milieu
Intérêts socio-économiques de la mangrove Alors que les mangroves ont longtemps été considérées comme des milieux inhospitaliers, insalubres et improductifs, elles commencent aujourd’hui à être reconnues d’utilité publique car présentant des intérêts tant sur le plan écologique qu’économique. Elles remplissent en effet des fonctions multiples dans l’écosystème et fournissent de nombreux produits en quantité aux populations locales et ce depuis toujours.
|
SOURCES, EN SAVOIR PLUS :
- BERTRAND, F. (1994), Les modes de mise en valeur régionaux des mangroves des pays des Rivières du Sud : essai de typologie et de représentation graphique., in Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des Rivières du Sud (du Sénégal à la Sierra Léone) : actes de l'atelier de travail de Dakar du 08 au 15 mai 1994, CORMIER-SALEM, M.-C., ORSTOM Editions, colloques et Séminaires, Paris, p.153-161
- BERTRAND, F. (1994), Les relations sols/végétation dans les mangroves des pays des Rivières du Sud. Etat de la question et perspectives de débat.
- BOS, D. (2006), Developments in wetland habitat in the rice & mangrove ecosystem and the relation with bird population, Altenburg & Wymenga ecologisch onderzoek, Veenwouden, 73pp
- CE/Direction Générale du Développement (2000), Etude sur les ressources forestières et les plantations forestières du Sénégal. Période : 1992- 99, FAO - Banque Africaine de Développement
- CHABOUD, C. (1994), Les activités économiques dans les littoraux à mangroves du Sénégal à la Sierra Leone : la filière des produits halieutiques, in Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des Rivières du Sud (du Sénégal à la Sierra Léone) : actes de l'atelier de travail de Dakar du 08 au 15 mai 1994, CORMIER-SALEM, M.-C., ORSTOM Editions, colloques et Séminaires, Paris, p.171-185
- CHADOUD, C., CORMIER-SALEM, M-C., DIAW, M., KEBE, M., (1987), Approche socio-économique de l'exploitation du milieu aquatique casamançais, Rev. Hydrobiol. Trop. 20 (3-4) : 323-332
- CHARLES-DOMINIQUE, E. (1994), L'exploitation halieutique des estuaires à mangroves dans la région des Rivières du Sud : spécificités, diversités et évolution, in Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des Rivières du Sud (du Sénégal à la Sierra Leone) : actes de l'atelier de travail de Dakar du 08 au 15 mai 1994, CORMIER-SALEM, M.-C., ORSTOM Editions, colloques et Séminaires, Paris, p. 161-171
- CHRISTENSEN, B. (2002), Les mangroves, richesses méconnues, Séminaire sur la gestion de la mangrove et la récupération des tannes du 11 au 15/02/2002, Direction des Eaux Forêts chasse et de la Conservation des sols du Sénégal, Kaolack, 9p
- CORMIER-SALEM, M.C. (1992), Gestion et évolution des espaces aquatiques : la Casamance, ORSTOM Editions, thèse de doctorat de géographie à L'Université Paris X-Nanterre, Paris, 585p
- CORMIER-SALEM, M.C. (1995), Du riz, des poissons, des hommes : stratégies des popultaions littorales des rivières du sud, Colloque International CIRAD/CNRS, Bordeaux, 7p
- DIAME (2003), Situation et problématique de gestion des mangroves de la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (RBDS), Atelier sur la définition d'axes prioritaires pour l'élaboration d'un plan de gestion d'urgence des zones humides en Casamance - rapport général Tome 2 : communications présentées, Ziguinchor, pp: 79-96
- DUPUY, B., MAITRE, H-F, AMSALLEM (1999), Techniques de gestion des écosystèmes forestiers tropicaux : état de l'art, Forest Policy Implementation Review and Strategy - CIRAD – FAO
- FAO (1994), Mangrove forest management guidelines, FAO forestry paper n°117, Rome
- FAO-UNEP (1984), Tropical Forest Resources assessment project : Part II : Country briefs (in the framework of Global Environment Monitoring System -GEMS), UN 32/6. 1301-78-04, Technical Report
- GUEYE, S. (2000), Etude sur les ressources forestières et les plantations forestières du Sénégal. Période : 1992-99, FAO, 61pp
- GUIRAL, D. (1994), Structuration fonctionnelle des écosystèmes de mangroves et spécificités des Rivières du Sud, in Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des Rivières du Sud (du Sénégal à la Sierra Leone) : actes de l'atelier de travail de Dakar du 08 au 15 mai 1994, CORMIER-SALEM, M.-C., ORSTOM Editions, colloques et Séminaires, Paris, p.69-75
- I.P.I.E.C.A. (1993), L'impact biologique de la pollution par les hydrocarbures sur les mangroves, Les rapports de l'IPIECA (International Petroleum Environmental Conservation Association) , Vol 4, 22pp
- Inspection Régionale des Eaux et Forêts de Ziguinchor, (2004), Problématique de la gestion forestière dans la région de Ziguinchor, Ziguinchor, 16p
- KALY, J.L. (2002), Gestion participative de la mangrove, Séminaire sur la gestion de la mangrove et la récupération des tannes du 11 au 15/02/2002, Direction des Eaux Forêts chasse et de la Conservation des sols du Sénégal, Kaolack, 13p
- LE BRUSQ, J.Y. (1986), Remarques à propos de la thèse de C. Marius (mangroves du Sénégal et de la Gambie), Cahier de l'ORSTOM, sr. Pédol., vol. XXII n°4, pp. 439-440
- LOYER, J.Y., BOIVIN, P., LE BRUSQ, J.Y., ZANTE, P. (s.d.), Les sols du domaine fluvio-marin de Casamance (Sénégal) : évolution récente et réévaluation des contraintes majeures pour leur mise en valeur, ORSTOM, Dakar, 16-26
- MANAY, S. (Adjoint Inspecteur Régional des Eaux, Forêts et Chasse de Ziguinchor) (2006), Opération de restauration de la mangrove : zone de Tobor, Inspection Régionale des Euax Forêts et Chasse de Ziguinchor
- MARIUS, C. (1985), Contribution à l'étude des mangroves du Sénégal et de Gambie. Ecologie-pédologie-géochimie. Mise en valeur et aménagement (Résumé de thèse), Thèse de doctorat en sciences - Ecologie de la Terre, Cah. ORSTOM, sér. Pédol., vol.XXI n°1 : 127-131
- MARIUS, C. (1985), Mangroves du Sénégal et de la Gambie : écologie - pédologie - Géochimie - mise en valeur et aménagement, ORSTOM, Paris, 357p
- MARIUS, C. (1995), Effets de la sécheresse sur l'évolution des mangroves du Sénégal et de la Gambie : synthèse, Secheresse 6 : 123-128
- MONTOROI, J.P. (1996), Mise en valeur des bas-fonds en Basse Casamance (Sénégal), Agriculture et développement n°10 : 61-73
- NMHI (Newfound Harbor Marine Institute-Floride) (2006), http://www.nhmi.org/mangroves/
- O.I.B.T. (2002), Plan de travail OIBT sur la mangrove 2002-2006, http://www.itto.or.jp/live/pagedisplayhandler?pageid=201
- PAGES, J., DEBENAY J.-P., LEBRUSQ J.-Y. (1987), L'environnement estuarien de la Casamance, Rev. Hydrobiol.Trop. 20 (3-4) : 191-202
- SOW, M., DIALLO, A., DIALLO, N., DIXON, C.A. et GUISSE, A. (1994), Formations végétales et sols dans les mangroves des Rivières du Sud, in Dynamique et usages de la mangrove dans les pays des Rivières du Sud (du Sénégal à la Sierra Léone) : actes de l'atelier de travail de Dakar du 08 au 15 mai 1994, CORMIER-SALEM, M.-C., ORSTOM Editions, colloques et Séminaires, Paris, p.51-59
- VIEILLEFON (1977), Les sols des mangroves et des tannes de Basse Casamance (Sénégal) : Importance du comportement géochimique du souffre dans leur pédogenèse, ORSTOM, Paris, 291p
- VIEILLEFON, J. (1969), La pédogenèse dans les mangroves tropicales : un exemple de chronoséquence, Bulletin de l'Association Francaise pour l'Etude du Sol, p. 114-148
- VILLANUEVA, M. C. (2004), Biodiversité et relations trophiques dans quelques milieux estuariens et lagunaires de l'Afrique de l'Ouest : adaptations aux pressions environnementales, thèse de doctorat de l'Institut National Polytechnique de Toulouse en Sciences Agronomiques (Ecologie/Environnement Aquatique), 248 pp
- ZABI, S.F., LE BŒUF, P. (1993), Revue des connaissances sur la faune benthique des milieux margino-littoraux d'Afrique de l'Ouest Deuxième partie : peuplements et biotopes, Rev. Hydrobiol. Trop. 26 (1) : 19-51